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Interview avec Mentissa

Dernière mise à jour : 27 oct. 2023


Mentissa


Mentissa, nom de scène de Mentissa Aziza, née le 4 avril 1999 à Denderleeuw (Belgique), est une auteure-compositrice-interprète belge francophone


Mentissa s’est fait remarquer lors de la finale de The Voice France avec sa chanson manifeste ‘Et Bam’. La suite semble avoir été écrite : Sur la route avec Vianney pendant plus de six mois, intégrée dans son show, Mentissa chante tous les soirs, imposant ‘Et Bam’ de la meilleure des manières. Les radios et tv suivent peu à peu, le bouche à oreille enfle jusqu’à faire de cette chanson l’un des plus gros hits de l’année 2022.

Loin de se contenter de ce premier succès inespéré, Mentissa n’a cessé d’écrire, de tenter et de rencontrer d’autres compositeurs, jusqu’à se retrouver à la tête d’une quinzaine de chansons très personnelles.


Nous l'avons interviewée en Avril dernier lors de son passage à Bruxelles (interview réalisée par Isabelle Mbuyamba). A retrouver sur notre chaine YouTube



Information complémentaire ---


« Comment on s’écrit quand on a la vingtaine ? / Comment on s’décrit quand on s’connaît à peine ? », se questionne-t-elle en ouverture d’album. La jeune fille n’est pourtant pas du genre à se draper dans le mystère ou cultiver le secret. De toute façon, La vingtaine et ses onze chansons restent le meilleur moyen pour débusquer des vérités sur elle et permettre par la même occasion une identification caressante tant le disque dessine presque essentiellement un autoportrait. Se brancher au quotidien sur la fréquence Mentissa, c’est l’assurance d’être en présence de quelqu’un à la vivacité pétaradante, à la spontanéité salvatrice, au verbe volubile et au capital sympathie instantané. Une sacrée nature, comme on en croise rarement, déterminée à un envol artistique dès l’enfance. Elle grandit dans la banlieue bruxelloise, dévore Disney Channel, danse beaucoup, s’imagine cheerleaderjusqu’à ce qu’elle tombe sur la série Glee à l’âge de douze ans. Une révélation. La chambre comme premier refuge pour chanter, la mère comme première spectatrice clairvoyante. Trois ans plus tard, elle participe à The

Voice Kids Belgique et ramène la coupe à la maison.


Eprise du hasard, Mentissa ne se contente pas de l’accueillir, mais le réclame. D’abord un refus catégorique lorsqu’une casteuse lui propose de figurer dans la version française adulte du même télé-crochet. La suite, on la connaît : une place décrochée en finale lors de l’édition 2021 et une connexion lumineuse avec Vianney, son coach si impliqué dans son aventure. Tout se noue avec une fluidité confondante entre eux, en proie avec des affinités immédiates, un alignement intime, un état d’esprit similaire et inhérent à la passion. Il la prend sous son aile, enregistre avec elle une reprise d’Axelle Red (Parce que c’est toi sur la réédition de l’album N’attendons pas). Et dégaine sans qu’elle le sache Et Bam, offrande écrite sur-mesure. Cette chanson-là, Mentissa l’interprétera sur toutes les dates de la tournée des Zénith de Vianney et sur la scène de l’Accor Hotel Arena. Directement le grand saut devant un public de masse et déjà une aisance confondante. Cette chanson-là, vibrante et à l’intensité crescendo, personnelle et effet miroir de sa trajectoire, est une vraie mise en orbite pour la chanteuse

belge de vingt-trois ans (vingt-cinq millions de streams).


Au sommet de son panthéon trône l’incontournable Adele suivi pêle-mêle de Ed Sheeran, Anne-Marie ou Olivia Rodrigo. Ce son de pop anglaise, elle désire l’injecter à son album, le faire entrer en collision avec la variété française. Deux séances de travail sont planifiées à Londres où elle collabore notamment avec Eg White, musicien-producteur au CV à faire pâlir le jour (Adele, Sam Smith, Céline Dion, Kylie Minogue...) et Blair Mackichan (The Greatest de Sia, Ma philosophie d’Amel Bent). La deuxième session s’avère même déterminante puisque là-bas Mentissa fait sauter les verrous de sa

crainte à écrire en français. Celle qui s’avère aussi compositrice et dit « trifouiller » à la guitare ne sera pas qu’interprète des mots de Joseph Kamel, Vincha, Laurent Lamarca et Vianney. Du souffle, du panache, de la délicatesse. Mentissa joue de la bascule entre les grandes envolées orchestrales et les ballades crève-cœur. Toujours animée d’une force libératrice et de cette voix puissante, intime, éclairée, capable de rendre intelligibles les plus fines nuances. Elle convoque ici ses interrogations, ses repères, ses liens, ses peurs. Frontale et déchirante lorsqu’elle s’attaque dans Balance au complexe du poids et aux jugements coupables (Toi qui sais que je m’affame/Pour un chiffre à deux larmes/Qui n’est jamais comme il faut/D’en bas tu me regardes...). Lucide et dopée par une rythmique pop-soul lorsqu’elle dresse le constat d’une société pressée carburant à l’urgence et au zapping (Attendez-moi).


Tendresse diffuse lors de cette adresse à ses deux frères qui prend l’allure d’une comptine (Petit prince). Ou ce cœur qui ne va cesser d’osciller entre ses deux villes d’attache (Paris-Bruxelles), titre qu’on pourrait considérer comme un prolongement d’Et Bam. Il y a encore cette naissance d’une idylle projetée dans l’avenir (Premier janvier), ce rapport à la simplicité et aux petites choses ordinaires (Exceptionnel), cette invitation au lâcher-prise mental (Le bruit du silence) ainsi que deux morceaux davantage détachés d’elle concernant l’incompatibilité d’humeur dans un couple (Prends-moi la tête

et sa mélodie galopante) et le mordant d’une femme trompée (Mama mia, chanson fougueuse à souhait et signée Vianney). A la manière d’une profession de foi, elle clame dans le refrain de La Vingtaine : « Faut qu’je vive encore ». Qu’elle sache aussi qu’elle a déjà de solides atouts dans son escarcelle pour traverser sereinement l’existence.

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